Communauté de l'Herbier de poésies

jeudi 18 janvier 2018

P. 96 mémé



Ça colle, ça brille, ça joue...
Dodo ? Dodo ? Mais ça tout sauf dodo !
Merci les brindilles ! 
Ça beau !



Une œuvre de Françoise Isabele



 

Une chanson « douce »...


Une chanson « douce » que me chantait ma mémé, en suçant mon pouce
j'écoutais en ne fermant les yeux... !
Orpheline de père et de mère, la société m'avait confié à ses bons soins et Tagada,
la fraise des dents de lait !
La petit chaperon rouge est aux abois, dans le bois se cache le loup... où où où où, ah va savoir !
Elle brouille les pistes, change de trottoir, enfin de chemin.
Mais un « brave » chasseur passant sur ses terres, pris la gamine par la main... voulant plus !!
Tu auras 100 euros si tu te laisses faire à mon zoom...
Ah ah ah ah ah pédo file, s'égosilla une Juanita à la banana qui passait par-là,
fille de Henri Salve d'Or...
Ô le vilain comte que voilà, un coup de régime le changea en cerf, vidé de toutes mauvaises envies...
Même dans les chansons la vie n'est pas toute rose ou bleue,
elle a une part de noir qui fait peur la nuit aux petits enfants...

Une chanson « douce » que me chantait ma mémé, la la la la, et cetera...


  ©jill bill 
  http://jill-bill.eklablog.com 












Mémé est gourmande de la vie
Elle a mangé tous les bonbons
Mémé n’aime pas se faire gronder par la femme de ménage
Qui se prend pour la diététicienne du quartier
Mémé est futée
Pour tuer et le temps et les remontrances
Elle a collé tous les papiers
Consciencieusement
En couches épaisses bien agencées
En écoutant Régine chanter les p’tits papiers
En écoutant avec bonheur les craquements
Crépitements crissements des papiers de couleur
En écoutant son âme créatrice
En écoutant sa joie couler
En écoutant le son des couleurs le tintement de l’arc en ciel
En écoutant son cœur
En écoutant ses mains
Celles qui font des merveilles avec des petits riens
Mémé est artiste
Son œuvre sera affichée dans la grande expo
Qui a pour thème « bonheur et création »
Mémé a eu le premier prix
Elle a gagné une énorme bonbonnière
Remplie de gourmandises
Mémé est estimée dans tout le quartier
Ne voilà ti pas que son travail a trouvé acheteur
Et qu’aujourd’hui elle est cotée
Au Bénézit vous la trouverez
À la page des grands artistes du Lyonnais
Ma mémé je l’ai tant aimée!


©jamadrou (A fleur d'image)





Chaos de douleurs

Chaos de douleurs qui explosent dans le corps et la tête
Céphalées qui vrillent les pensées dans le crâne
Dès le matin, le mal sourd, palpite, se réveille
Quand il ne lance comme une épée qu’on enfonce

Laura VANEL-COYTTE







Nuits de janvier

Dans les nuits de janvier, valsent l’esprit de fête de fin d’année,
le sapin se déshabille, en froissant quelques papiers, mémé a distribué tous ses cadeaux avant d’aller se coucher, les apprentis photographes ont usés des kilomètres de négatifs, bonnes ou mauvaises prises, les souvenirs seront stockés…

Dans les nuits de janvier, valsent le bilan des festivités,
des mots écrits, des chèques signés, des rendez-vous promis, des vœux échangés, mémé attends toujours ses visites du premier janvier, les couleurs s’estompent, une nouvelle année s’est installée…

Dans les nuits de janvier, valsent, les projets d’avenirs, les résolutions à tenir,
un coup de vent, des chutes de neige, un zoom ici, une déchirure là, mémé nous a quitté, les cadeaux sont rangés, les comptes sont réglés, tourne la roue, les fêtes sont oubliées…

Sapin, papiers, négatifs, mots, chèques, vœux, couleurs, vent, neige, zoom, tout en soldes, sauf mémé que janvier nous a volée…

Restent les images et les rêves bercés d’amitié…

©ABC
http://jardin-des-mots.eklablog.com/








Chagall ou pas ?
Apollinaire ou pas ?


Dors l'enfant do
Le film se déroule
Dans tes rêves dorés
Tournent les images
Petit manège animé
En rouge, en bleu
En paillettes qui tintent
Dors l'enfant Do
Derrière tes yeux fermés
Tourbillonnent et frissonnent
Des personnages bigarrés
Des clowns et des girafes
Des tutus, des éléphants
Qui trompettent gaiement
En sarabande
Une raie manta
Assure avec prestance
La sécurité du défilé...


©Marine D








As-tu vu mon ami le sourire éclatant d'un dimanche au soleil peint en technicolor ?
Draps d'argent, poisson-lune et cerises amères, quel délicieux déjeuner aux champs !
Alors on s'improvise magicien de l'instant, jongleur de nuages, souffleur d'akènes blancs ou peintre de l'indicible.


As-tu senti ami les fragrances sauvages qui courent sur les herbes, les pétales d'envie qui ondoient dès l'aurore, les longs cordons iodés dérivant sur la grève ?
Et l'on danse en riant à ce plein d'harmonie, à ce bouquet festif dorlotant nos désirs, à la vie qui palpite chaque brin de silence. 


As-tu posé tes rêves sur le tronc engourdi d'un chêne centenaire, tes mots endoloris sur la blessure fraîche d'une fleur printanière ?
Dans ces élans de coeur où débordent les larmes, les rires et les joies, nous croyons fermement que la terre survivra, à nos caprices, à nos manques, à la déroute humaine. 

©Balaline





Regards en miroir

Collage de Noël
En étonné face à face
nébuleuse d'Orion.

Miroir mon beau miroir, il n'y a pas de concours entre nous. La magie de Noël nourrit l'imaginaire aussi bien que les pupilles et les papilles.

Nature mystérieuse
lentement apprivoisée,
alchimie des sens.

Mystère et pensée,
connaissance, inconnaissance,
alchimie du sens.

Par la fenêtre de mon écran, l'oeil Hubble m'offre la poésie de l'espace, lointain reflet du KDO magique de mémé. 
Qu'est-ce que le progrès ?

©Jeanne Fadosi






 

                                            Le gredin gourmand


Il tire la langue le gredin


caché sous ses colifichets de bazar à quelques euros
il a tout pris

papier d’alu
papier cadeau
enveloppe
pellicules
carton
un fouillis de couleurs
pour s’y rouler


ô comme il tire la langue le gourmand

la confiture de fraises cuisinée par mémé dégouline

gourmand
gourmand
gourmand

Tu exagères !


cerises au bout du nez
maquillé ananas et pommes d’amour

Tu devrais avoir honte !


tu a sali ta belle chemise bleue

taguée
déchirée
noircie
cheveux hirsutes

tu t’es roulé dans la peinture


Et tu crois sincèrement passer inaperçu ?


©Adamante Donsimoni (sacem)
LE CHAMP DU SOUFFLE 


samedi 13 janvier 2018

Pour la page 96


Une page après l'autre
Une image, nouvelle
L'Herbier revient
Tout doux, l'Herbier doux  *
Entre veille et sommeil
L'instant magique
La page du vendredi
Le partage.

Merci








*  Il suffit de changer les paroles et l'herbier sera bercé :





Bientôt une photo de Marine...








mercredi 10 janvier 2018

En retard, la page 95


Encore pardon pour ce retard et merci pour votre compréhension.
Que votre année soit belle.











Souffle de lumière
sur boules de cristal
un courant d’air

Dans l’agitation de fin d’année, entends-tu le vent qui passe ?

L’arbre ploie
tout en tenant son rôle
son étoile brille

Une  frénésie festive frappe à nos portes. Des cœurs se voilent. Les larmes n’éteindront pas le feu dévorant de leur tristesse.

Reflet sur la vitre
des décors des voisins
tourbillon du doute

Laissons la porte ouverte sur l’espoir malgré les bourrasques et les tempêtes, dans trois jours c’est Noël…

ABC






La vieille tradition


Une nuit de décembre...
Toc toc toc toc !
Il a ouvert la lourde,
C'était la vieille tradition
Dans son simple appareil vert forêt
Portée sur l'épaule du solide bûcheron
Qui se fit payer en métal blanc...

Dans la pièce
La vieille tradition
Prit place à côté de l'âtre rougeoyant
Bras en croix pour s'y réchauffer...
Haut perchée la lune jouait sa curieuse,
Son ami Pierrot ouvrant les armoires
En quête de bouts de chandelle
De boules en verre coloré
Délaissant la plume, cette nuit-là...

La vieille tradition était revenue, nue
Décembre comptait sur les bonshommes
Pour la chamarrer, une fois encore...



jill bill






                   

Hachures de couleurs
Hachures de couleurs
Accès de douleur
Envie de bonheur
Pleine d'ardeur
Soirée de danseurs
Hachures de lumières
Colorées et enflammées.
Hachures de couleurs.

17 décembre 2017
Laura VANEL-COYTTE









Sur la pente de la colline du monde, Sisyphe remonte une fois de plus son rocher. Il est rouge d'effort et de colère et la terre verte de peur.

Sisyphe inlassable
obstiné, désespéré,
gravit la montagne.

Dans la nuit pas tout à fait noire, la lune indifférente éclaire sa progression harassée.

Sisyphe inlassable
obstiné, désespéré,
gravit le volcan.

©Jeanne Fadosi, mardi 19 décembre 2017







 
Couleurs...

Rouge blanc vert
Les couleurs de Noël
Dans un ciel incertain
Planètes ou étoiles ?
Étoiles elles produiront de la lumière
Planètes elles ne reflèteront que celle qui brûle nos ailes
Je veux garder l’espoir qui efface le noir
Dans cette aube naissante
J’entends la promesse du Père noël
Rouge blanc vert
Couleurs, je vous aime.

jamadrou © 19 décembre 2017   (A fleur de pinceau)








La belle histoire


Renaître de son sang
Renaître de ses cendres
Bulles d'eau et de feux
Particules de flammes
Du fond de l'Océan
Du haut des vieux volcans
Oracles de lumières
Un jet de vie dans la nuit
Un peu de merveilleux
Dans la soupe verdâtre
Sur les trottoirs huileux
Danse de soie
Boules bulles couleurs...

Ouvre ton œil curieux
Vers le gospel des anges
Redis toi les beaux contes
Les fables oubliées
Que chantent les sirènes
Que sifflent les oiseaux
Le choeur des voix célestes
Fais briller les regards
Dis nous la belle histoire
On y croira, peut-être....

Marine D












La nuit des temps

Dans son bleu
endormi et rêveur
l’Univers respire
à peine, à peine un souffle

endormi et rêveur
l’Univers aspire
il n’est encore rien
ou presque rien
à moins qu’il ne soit tout
indéfini en somme
à peine, à peine une vibration

il se rêve des vies
il se rêve des formes
il veut être
« pluridimensionné »
« pluriformé »
« plurisexué »


et soudain tout s’embrase
du froid primordial
jaillit la première flamme
le premier feu
la première semence
brume
étincelles
eaux

l’espace se peuple
étoiles
planètes
galaxies
la vie s’exprime
la terre connaît ses premières paramécies
le temps des glissements
le temps des hoquets
puis arrivent les formes
le premier chant
le premier cri
le sang qui circule
comme l’eau des rivières
chaud
si chaud
si fragile

le noir habité
a exprimé ses couleurs
ainsi est née la vie.

Adamante (sacem)
LE CHAMP DU SOUFFLE






lundi 8 janvier 2018

Espoir en partage









Merci à toutes et tous pour vos messages.
Me voici revenue à la civilisation, je publierai la page qui attend depuis trop longtemps les textes qui reposent dans ma messagerie.
À très bientôt




vendredi 8 décembre 2017

Arbre, page 94



Faites une excellente semaine, enracinés, libres et en joie.
Merci de votre fidélité.


©Jamadrou



ARBRE


Le vieux tilleul...

Nu, en hiver, à l'endroit, à l'envers, le caduque n'a plus ni queue ni tête.
Branches racines, racines branches, l'écureuil y perd son latin dans la boule à neige, que retourne et secoue une main d'enfant brusque.

Une autre poétique dessinerait des boules, des boules de Noël, rouges et luisantes comme de la pomme d'amour.

Une autre fraternelle des boules pour piafs que la mauvaise saison affame, à suspendre comme des boules, des boules de Noël.

L'adulte cogneur le convoite en bûches, en bûches de Noël dans l'âtre, charme des veillées campagnardes. Quant au boulanger si son four reste sans bûche, sa bûche manquerait au bourg, ah la bûche de Léon à Noël et son petit Jésus en sucre...

Le menuisier s'en ferait bien de la bière,  le marin bien de la coque, l'artiste aux ciseaux à bois bien un cerf aux abois...

Mais, les vieilles tricoteuses y tiennent à leur vieil arbre, leur tilleul à tisanes, fleur contre des maux et plus un mot, le caduque aura même droit à son chandail... !

Il restera à sa place sur la grand, parole de m'sieur Noël, le maire !


jill bill






Des racines aux branches 
La sève

Racines à la diète 
Branches nues
Hibernation
Noir sur blanc
Blanc sur noir
Temps de sieste

Silence
L’arbre de vie ne meurt pas
En sa bulle
Il dort !

Mais quand l’printemps viendra,
Oui quand l’printemps viendra,
Remontera la sève
Chanteront les oiseaux

Tendresse en feuilles
Renaissance en bourgeons

ABC




 

Chère petite sœur,

Je viens te souhaiter  par écrit un  JOYEUX ANNIVERSAIRE  car je suis plus à l’aise par écrit que par SMS ou téléphone. Je ne vais pas  te souhaiter  la réalisation de ton projet comme je ne suis pas allée à ton mariage ; ça aurait été hypocrite et ça le serait toujours.
Comme tu m’as envoyé une vieille photo de toi avec toute la famille devant la cathédrale, je te souhaiterais de rester  cette petite fille dans ton cœur : souriante comme tu l’es toujours (c’est de famille), curieuse de tout.
Oui, toi, ma famille, ma ville de naissance et les arbres plantés par Papa sont mes racines.
Comme toi, j’ai une autre famille qui m’accueille dans sa maison depuis plus de  vingt ans et comme je peux y rester plus longtemps que dans une chambre d’hôtel dans ma ville de naissance, j’y ai des racines aussi : je connais mieux maintenant cette ville picarde que la champenoise où je ne passe guère qu’une nuit et où je marche et circule peu.
Mes nombreux déménagements ont aussi établi des racines un peu partout en France et même au Maroc où  mes arbres sont des palmiers.
J’ai trouvé un port d’attache, c’est le premier que j’ai choisi parce que j’y avais été heureuse déjà. Mes racines, mon tronc et mes branches s’y sont implantés.
Je t’y avais reçu à ce moment là (comme je t’avais accueilli petite fille dans une autre ville) et tu m’avais fait des confidences sur ce garçon qui n’était pas encore ton mari et qui m’avait inquiété en tant que grande sœur. La suite m’a donné raison. Je sentais que la fibre romantique que tu tiens de la famille t’attachait à lui, le premier. Je l’avais rencontré de bonne heure, sympathique mais dangereux.
J’ai fait cette fois les 1000 kilomètres pour assister à votre mariage religieux. Je le regrette.
Pourquoi me dire alors que j’oublie mes racines ?
Je vous ai accueillis, logés, notre frère, mes parents et toi dans nos différents chez nous. Je me suis occupés de vous, vous ai écoutés.
Qu’ai-je eu en échange ?
Je suis venue longtemps plusieurs fois par an même quand j’habitais au Maroc ; on ne m’a logé qu’une fois  bref.
Qu’on ne puisse pas, je le conçois fort bien mais on ne s’est pas préoccupées non, plus de où je logeais, de quand j’arrivais, de mes repas  etc. Des rencontres à la sauvette entre deux copines, des récits de  vie de prof que j’entends chaque jour etc.
Peu de questions sur notre vie, où je travaille, comment je vis etc.
Alors excuse-moi si j’ai planté mes racines et des arbres ailleurs et si les nôtres sont en train de sortir de terre. Je travaille sur les paysages (14 livres à ce sujet) mais les paysages champenois appartiennent au passé, je les vis peu au présent. Ont-ils un avenir ? Pour l’instant, je n’ai pas envie d’arroser mes racines, j’ai envie de vivre en paix dans mon paysage gagné et d’aller en Alsace voir mon autre famille (qui m’a acheté du Kriter pour NOEL) et visité des musées en Suisse, l’art étant un des paysages que j’ai choisis.
Je ne te dis pas je t’aime ni  que je t’embrasse et je te redis « Bon anniversaire »
 Quand tu m’auras lu et comprise… Ne me relance pas avant, ça me fait mal et j’ai déjà assez mal comme ça.

Alors j’aurais peut-être à nouveau envie de retrouver mes racines et de planter un arbre avec toi.

Merci et bonne journée

Laura VANEL-COYTTE
Auteure,blogueuse,documentaliste





Iris
L'arbre me fait de l’œil
L'arbre boule
L'arbre tourne
Il tourneboule
Chamboulant l'espace
Ses racines exigent le ciel
Curieuses ses branches
Découvrent la terre
La terre ronde
Une  boule
Qui tourne
Tourne





LE GARDIEN

Arbre d'hiver
Arbre aux longues racines
Arbre qui a perdu ses feuilles
Je sais que tu renaîtras
Tu es notre gardien
Notre force
Notre futur
Je m'appuie contre toi
Je me prend à rêver
Au printemps
Aux nids d'oiseaux
Au chant du vent
Dans la soie de tes feuilles
Ma main touche ton écorce
Je me sens invincible
Ta sève emplit mon corps
Le monde disparaît
L'espace vibre
Il tourne
Tourne
Tourne
Tu es le sorcier
Qui rythme ma vie


Marine DUSSARRAT



 


"Les mots ne mentent pas"
"la terre est bleue" dit Eluard
Que disent les images ?

Le dessin ne ment pas
l'arbre a la couleur du monde
en cercle imparfait

Racines
et branches nues
Arbre et terre en symbiose
se nourrissent les uns des autres
des feuilles mortelles et de l'humus.
Et coule l'eau, souffle le vent, tourne,
tourne la terre en éphémère équilibre
Tout au bout de la chaîne du vivant
le bras humain du bûcheron hésite,
retient de sa main le manche
de la cognée d'acier blanc
de nos destins.

©Jeanne Fadosi, mercredi 6 décembre 2017




 



Est -ce une blessure que ses grands bras noirs tendent vers le ciel? 
Est- ce la morsure d'un hiver trop cruel qui les rendent amers?
L'arbre est immobile, sans peur et sans cris, dans la nudité d'un moment de vie.
Sa vie attachée aux cordons sinueux qui dansent sous la terre. 
Sa vie modelée au rythme des jours, des pulsions terrestres et des bleus du temps. 
L'arbre est en prières.
 Un être appelant, chuchotant des sons que les initiés savent décrypter. 
Soupirs de forêt.
Une communion envahit soudain le trop grand désert d'une page blanche. 
Balaline









Voici les recommandations de l’Arbre Racines
qui de sa boule de cristal a l’élégance de l’immortel
et le charisme du thérapeute.

Fais comme moi aère tes pensées
Laisse tes feuilles s’envoler
Avec joie regarde les tomber

Ressens alors ta profondeur dans ta terre

Sur ton chemin, il te suffit juste de te retourner
Pour te transformer en sablier
Tu verras alors tes racines dirigées vers ton ciel
Laisse le temps s’écouler
Tranquillement tourne le temps
Cœur retourné
Souvenirs à fleur de racines
Ainsi va la toute Vive
Sève endormie
Sève régénérée
Coule la Vie
Tes branches n’ont pas fini de t’étonner.

jamadrou © 7 décembre 2017   (A fleur de terre)






 
Le cercle ....

« Dans mon commencement, je m’achève ! », ainsi se dessine-t-il,
Le cercle de la Vie, dans lequel tout se manifeste et se vit
Cercle du ciel infini et de l’esprit, où nos existences, nos actions se ramifient
Prisonnières limitées dans l’air du temps et la finitude de la matière…
Cercle du devenir, du phénoménal advenir des vivants,
Espace, où l’homme se débat, où même, avec peine, de ses erreurs, il mûrit.
Homme- arbre : tes branches lentement, rejoignent tes racines.

Tu remplis ton espace, reçoit d'ailleurs  et puis redonne libre de limites.
 « Dans mon commencement, je m’achève ! »
Et si la vie est un terme où la mort est enclose, peut-être n'existe-t-elle pas.

                                            
             ©SergeDe La Torre





L’arbre, racines du ciel

Plonger profond ses racines, c’est pour l’arbre l’assurance de monter plus haut.
Plonger profond ses racines, c’est pour l’arbre l’assurance devenir solide.
Plonger profond ses racines, c’est pour l’arbre l’assurance de s’épanouir, de s’assurer une très longue vie.
Par la force de ses racines, il expérimente le lâcher prise et connaît ainsi la puissance.
Le vent n’est que la musique des sphères pour l’arbre aussi « enracinément » libre.
Ses racines s’enroulent, contournent les obstacles, progressent comme un fleuve.
Aucun chemin de vie n’est jamais droit car tout est du domaine de la courbe, de l’orbe.
La vie tient dans un cercle.
L’univers est un cercle.
Les nids se tissent en cercle.
Les cimes s’arrondissent tels des cercles.
L’arbre raconte son âge par des cercles.
Les feuilles s’arrondissent vers le cercle du ciel ou tourbillonnent en cercle vers celui de la terre, c’est selon les saisons. Saisons inscrites elles-mêmes dans le cercle infini des transformations.
Le cercle est une immobilité en mouvement, une immobilité vibratoire, un vide totalement plein.

Dis-moi, l’arbre, raconte-moi le rond,
Raconte-moi l’éternité,
Raconte-moi la force tranquille,
Qui parcourt tes racines,
Qui parcourt ton tronc,
Qui parcourt tes branches,
Qui parcourt tes feuilles,
Raconte-moi les ondes qui poursuivent leur route bien au-delà de tes limites et te font rayonner.
Ainsi je comprendrai cette vibration essentielle qui illumine le chemin des Hommes adoptant la posture de l’arbre*.

* posture énergétique fondamentale en qi gong
©Adamante Donsimoni